Episode 1: Quelle école aujourd'hui ?

Tant que l’homme pensera que la vie est une lutte sans merci à laquelle il faut s’entraîner dès le plus jeune âge, la vie restera une lutte sans merci à laquelle on pourrait penser de façon erronée, qu’il faut s’entraîner dès le plus jeune âge.

Jean-Claude Brès 21 août 2017

Remerciements

Pour que le monde change, il faut d’abord changer le regard que nous portons sur le monde.

L'organisation des sociétés ne se fait pas (ne s'est jamais faite) à partir de contingences naturelles mais à partir de visions, de projets, de représentations : religions, idéologies, utopies (du grec u-topia « autre lieu » … d'où nous portons notre regard sur le monde).

Toute coopération humaine à grande échelle - qu’il s’agisse d’un état moderne, d’une église médiévale, d’une cité antique ou d’une tribu archaïque - s’enracine dans les mythes communs qui n’existent que dans l’imagination collective. (page 40 dans « Sapiens » Yuval Noah Harari - Albin Michel juillet 2017)

Ensuite, pour que le monde change, c’est l’éducation qu’il faut changer.


Penser une autre école

Il fut un temps (préhistorique) pendant lequel, pour nos ancêtres, chaque individu devait représenter une menace potentielle permanente pour tout autre individu, de même que bien des animaux et la plupart des phénomènes naturels comme la nuit, le froid, les orages, la foudre, les inondations, le feu … qui les menaçaient tous en permanence.

Puis l’homme s’est organisé en tribus, peuplades et des civilisations se sont développées. Art, religion, inventions diverses ont permis petit à petit de vivre dans un peu plus de sécurité.

L’organisation de ces civilisations a apporté de nouvelles formes de cultures, de règles, de nouvelles protections individuelles et collectives. La philosophie, la psychologie et toutes les sciences qui cherchent à mieux comprendre nos fonctionnements et tendent à améliorer la qualité de nos vies ont accompagné le développement de ces civilisations et continuent à s’affiner, se complexifier.

Aujourd’hui, malgré l’image du monde que nous donnent les médias, force est de reconnaître qu’on cherche à développer à travers la planète, dans de nombreux pays tout de même, de plus en plus de respect de la vie et des individus.

Certaines formes d’esclavage ont presque totalement disparu. On parle d’égalité des droits entre les êtres humains…

La mondialisation peut maintenant évidemment permettre de diffuser, de globaliser… aussi bien les pires philosophies, les pires pratiques que les meilleures.

Peut-on rêver d’un monde qui vise à une organisation de toute l’humanité cherchant à apporter le meilleur possible pour chacun des individus qui la composent ?

Quels éléments pourraient favoriser cette évolution ?

L’éducation en fait sans aucun doute partie.

Un des outils principaux de l’éducation est l’école.

Sous le titre « quelle école aujourd’hui ? », c’est le projet d’une « autre » école que je souhaite proposer tout au long de ce document.

Une école qui trouve certaines de ses sources dans les démarches de penseurs et pédagogues du passé, dont il sera question plus loin. Une école qui s’inspire de grands mouvements pédagogiques et éducatifs historiques dont il sera également fait état.

Une école qui ne renie pas en bloc tout ce qui se fait ou s’est fait jusqu’à ce jour, mais pourtant une école radicalement différente de celle que j’ai vécue en tant qu’élève.

Quelle école aujourd’hui ?

« Ma plus jeune fille a 7 ans, son frère 10 ans et leur grande soeur 14 ans.

Tous trois, chacun à leur manière, vivent l’école comme une chance, un plaisir de tous les jours, comme une aventure à ne manquer sous aucun prétexte, ils se lèvent (pratiquement) chaque matin en se réjouissant d’aller à l’école, de retrouver leurs amies, leurs copains, les enseignants et enseignantes… de découvrir, d’expérimenter, d’apprendre …

Nous sommes une maman, un papa comblés ! »

Ne serait-ce pas ce qu’on pourrait espérer entendre généralement de parents d’enfants en âge scolaire ?

Ce n’est malheureusement pas ce que l’on entend le plus souvent. Ce n’est de loin pas le cas pour tous et ce n’est même pas le cas pour la majorité des élèves tous âges confondus.

Cela arrive, pourtant quelquefois, pour tel ou telle enfant, adolescent ou jeune collégien, collégienne. C’est donc possible.

… à suivre

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