Index de l'article

Quels éléments me permettent d’identifier les besoins éducatifs particuliers d’un élève dans ma classe ?

1. Un diagnostic posé 

Parfois, un élève arrive dans une classe avec une déficience ou un trouble visible, évident ou avec un diagnostic avéré. La prise en charge de cet élève se fait alors sur cette base et un plan d’accueil est élaboré dès la rentrée. Cette situation est souvent assez simple du point de vue de la communication entre les adultes autour de l’enfant car tout le monde se réfère à une même réalité de besoins. Cela n’empêche pas que les points de vue puissent différer en ce qui concerne le mode d’accompagnement et les adaptations nécessaires.

2. Des signes observés à la maison et en classe

D’autres fois, souvent dans les petites classes, aucun diagnostic n’a encore été posé. Des troubles sont observés par les parents et les adultes qui entourent l’enfant (crèche, nounou, grands-parents, etc.) mais on attend bien souvent de voir comment cela va évoluer en grandissant. Lorsque les problèmes persistent, notamment en classe, et qu’ils impactent les apprentissages, parents et enseignants doivent alors se réunir pour mettre en commun ce qui a été observé à l’école et à la maison. Le médecin de l’enfant doit être interpellé à ce sujet par la famille. Du côté de l’école, et toujours avec l’accord des parents, les personnes en charge de la détection et de l’orientation des enfants présentant des difficultés d’apprentissage (Office Médico-Pédagogique, psychologues scolaires...) peuvent être sollicitées pour effectuer un premier bilan de dépistage.

3. Des problèmes surviennent en classe

Parfois enfin, seul l’enseignant semble remarquer des problèmes de comportement ou des résultats scolaires inquiétants. Les parents ne paraissent pas s’en inquiéter ni même entendre les alertes de l’enseignant. Cela peut s’expliquer par une difficulté importante, pour les parents, de reconnaître et d’admettre les particularités de leur enfant à ce stade. Cette réaction est une réponse normale au stress que cette réalité engendre. Pour l’enseignant, il est important de respecter le temps d’acceptation des parents et de les accompagner dans la détection des besoins de leur enfant. La première façon de le faire est de se positionner sincèrement et explicitement comme partenaire des parents, pour le bien de l’enfant, sans jugement. Cela est simple à dire et paraît évident mais c’est parfois difficile pour un enseignant qui se trouve déstabilisé face à des comportements ou des difficultés qu’il n’arrive pas à gérer. Par conséquent, le recours à une personne ressource qui pourra le guider et le soutenir dans ce cheminement peut s’avérer fort utile.

4. L’identification des symptômes

Les symptômes sont les manifestations visibles d’un trouble. Ils peuvent donner des informations sur les causes des difficultés d’un élève. Tout élève présentant un symptôme particulier ne va pas forcément être porteur d’une pathologie mais savoir repérer ces signes peut aider à identifier des besoins spécifiques. Les liens ci-dessous mènent vers des listes de comportements qui, s’ils sont nombreux et récurrents, peuvent alarmer l’enseignant :

Troubles d’attention
Troubles du comportement
Troubles du langage
Troubles de la motricité

A partir de cette sensibilisation, un temps de partage sur les troubles ou difficultés repérés doit être pris au sein de l’équipe éducative, avec les parents et avec les professionnels. Les adaptations nécessaires pourront alors s’envisager.


Références :

Site genevois privé (élaboré par une maman) proposant des informations sur certaines déficiences ou difficultés d’apprentissage, ainsi qu’un annuaire neutre dans lequel les thérapeutes peuvent proposer leurs services : https://troublesdapprentissage.com