Passer à l'acte, sublimer ses pulsions et construire son identité

L'adolescence est une période connue pour être tumultueuse. Nous incitons le plus souvent nos jeunes à la contention de leurs pulsions. Et si l'expression de ces pulsions, à commencer par la mise en acte de la pulsion agressive, pouvait soutenir le processus de construction identitaire ? 

Adriana Hartley, Responsable du département des arts de l'Institut Florimont, vient de publier un article sur le site du Pôle qui casse les codes de conduite et ébrèche tant la vaisselle que les convenances. 

Elle y relate un projet conduit entre 2010 et 2011 avec des adolescents de 15 ans, lequel a été présenté au musée Ariana dans le cadre de l’exposition « 1001 bols ».

Quand Adriana Hartley exige de ses élèves qu'ils détruisent à coups de marteau les bols en céramique qu'ils viennent d'acheter, il s'agit d'une mise en acte résolument troublante. Braver les interdits pour trouver ses propres limites et construire son identité, voici une partie de la proposition qui leur est faite par leur enseignante. Pour ce faire, celle-ci leur offre un espace créatif protégé dans lequel ils peuvent mettre en scène la violence, expérimenter, laisser libre cours à leur imagination et (se) (re)construire. 

La rédaction du Pôle vous invite à lire ce magnifique article qui nous rappelle que « pour que l’art existe, il faut des conditions de liberté ! ».

Destruction-Reconstruction, Adriana Hartley

Vue d’ensemble de l’exposition au musée Ariana, Photographie : © David Wagnières