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Comment définir l’école inclusive ?

Pour commencer, il est fondamental d’affirmer que l’école inclusive est un droit : le droit, pour tout enfant, d’aller à l’école comme tous les autres enfants, en bénéficiant d’un enseignement adapté. Rappelons que la notion de handicap dépend du contexte social dans lequel la personne évolue. Ainsi, une personne en fauteuil roulant est handicapée devant des marches, elle est autonome face à une rampe. De la même façon, un enfant qui bénéficie d’un enseignement adapté à ses spécificités d’apprentissage ne présente plus forcément de difficultés, il ne se trouve plus hors-norme et a le droit, alors, d’être ce qu’il est, entouré de ses pairs.

Selon l’UNESCO en 2001 (traduit par S. Thomazet), « le principe fondamental de l’école inclusive est que l’école ordinaire doit accueillir, de façon aussi ordinaire que possible, tous les jeunes en s’adaptant aux besoins de chacun. L’éducation inclusive se préoccupe de tous les enfants, en portant un intérêt spécial à ceux qui traditionnellement n’ont pas d’opportunité éducative, comme les enfants à besoins particuliers, avec incapacités, ou appartenant à des minorités ethniques ou linguistiques, entre autres. »1  Il s’agit donc d’une école pour tous.

 Selon le site du DIP2, voici les objectifs de l’école inclusive :

- Offrir une éducation de qualité en respectant la diversité, les besoins et les capacités de chaque élève

- Maximiser le potentiel intellectuel, physique et social de chacun

- Assurer un climat scolaire non discriminant 


 Références :

1 THOMAZET Serge (2008), « L’intégration a des limites, pas l’école inclusive ! ». Revue des sciences de l’éducation, volume 34, numéro 1, p. 123-139. http://id.erudit.org/iderudit/018993ar

2 Site du Département de l’Instruction Public pour découvrir la politique inclusive à l’école genevoise  : http://www.ge.ch/dip/ecole-inclusive