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La Renaissance de l'éducation : un apprentissage encyclopédique et humaniste

lookandlearn A146008Contenus enseignés :

La Réforme remet à jour une partie des enseignements de l'Antiquité laissée de côté au Moyen-âge : sciences de la nature, soif de connaissances encyclopédiques, développement personnel. On étudie le grec et le latin de manière à pouvoir lire tous les manuscrits. On lit les vulgarisateurs aussi bien que les Anciens : la curiosité est universelle.

Rabelais trace un programme qui comprend le corps et l'esprit, les connaissances pratiques et théoriques, les métiers et techniques nouvelles, les langues anciennes, le droit et la morale. Le pur latin des écrivains classiques est restauré.

Ignace de Loyola fonde les collèges jésuites qui offrent une éducation gratuite mais élitiste, visant à former de bons soldats du catholicisme et à permettre aux fils de la bourgeoise d'accéder aux fonctions les plus élevées. L'enseignement jésuite repose sur une large culture générale : les cours ont lieu en latin et couvrent des matières comme la grammaire, l'humanité, la rhétorique, la philosophie et la théologie. Le théâtre est utilisé à des fins d'enseignement moral.

Enseignants : Dans les collèges jésuites, les enseignants vivent avec les élèves.

Méthodes d'enseignement :

Les manuels scolaires deviennent accessibles aux élèves grâce à l'invention de l'imprimerie.

Erasme préconise une organisation de l'école en huit cours magistraux. Rabelais et Montaigne prônent l'apprentissage par l'expérience de vie pratique. Montaigne condamne même l'instruction livresque et le souci excessif de la forme dans l'apprentissage des langues anciennes.

Les jésuites utilisent tout un système de récitation et des révisions constantes. Des joutes d'éloquence et des concours servent à émuler les étudiants.

Organisation de l'école :

Les universités déclinent et les collèges trilingues apparaissent (hébreu, grec, latin).

Luther défend le droit des enfants à aller à l'école tous les jours et organise les écoles de Saxe et de Thuringe. L'état prend en charge l'éducation dans certaines provinces allemandes alors que l'église créée les Public schools en Angleterre.

Spécificités :

Les échanges économiques sur un plan planétaire permettent un élargissement de la culture. Les langues et les littératures nationales se développent. Les jésuites et les protestants se font concurrence en matière d'éducation. C'est l'âge de l'humanisme : l'homme prend de l'importance en fonction de lui-même plus que par son essence divine. Le principe de l'éducation autoritaire des collèges jésuites tient compte de la psychologie des jeunes. On cherche à agir par « l'affection et l'ascendant moral ». Cette doctrine va s'imposer pendant deux siècles.

Figures et concepts clés :

L'encyclopédisme des humanistes de la renaissance, Rabelais, Erasme, Montaigne, Luther, Calvin, Ignace de Loyola.


Pour en savoir plus :

Vial Jean, « Les effets de la Renaissance et de la Réforme sur l'Education», Histoire de l'éducation, Paris, Presses Universitaires de France , «Que sais-je ?», 2009.

Site web de Bernadette Moussy, si la Pédagogie m'était contée

Renaissance selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

François Rabelais selon la Wikipedia

Rabelais selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Erasme selon la Wikipedia

Erasme selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Michel de Montaigne selon la Wikipedia

Martin Luther selon la Wikipedia

Jean Calvin selon la Wikipedia

Ignace de Loyola selon la Wikipedia

Compagnie de Jésus selon la Wikipedia

Jésuites selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson