Index de l'article

L'éducation dans l'antiquité : une éducation destinée à perpétuer des systèmes sociaux

canstockphoto26295238Contenus enseignés :

Dans l'ancienne Égypte : Il s'agit d'une société de castes héritées de père en fils. Le « peuple » bénéficie d'une éducation professionnelle pratique à laquelle s'ajoutent des notions de lecture et écriture du hiératique (écriture de l'administration), calcul simple et géométrie. Seuls les fils de prêtres, architectes, médecins et scribes apprennent les hiéroglyphes, bénéficient d'une formation approfondie dans les domaines de la religion, les lois, l'astronomie, les mathématiques, la mécanique et la médecine.

Dans l'Inde ancienne : Il s'agit là aussi d'une société de castes hiérarchisées qui va des parias jusqu'aux brahmanes. Seuls les brahmanes peuvent accéder aux études supérieures. Cette éducation supérieure s’appuie sur les livres sacrés rédigés en sanskrit. Elle comprend la grammaire, la littérature, les lois, l'astronomie, la médecine et les mathématiques.

En Perse : L’éducation est étatique, militaire et morale.

Dans la Chine ancienne : Pour les rares étudiants parvenant à accéder à l'académie impériale, on y apprend la littérature, l'histoire dynastique, l'arithmétique et la rhétorique.

Enseignants :

Ancienne Égypte : L'éducation est en principe la responsabilité du père de famille. Le perfectionnement professionnel se fait de manière corporative. La «haute éducation» demeure le fait des prêtres.

Inde ancienne : L’éducation élémentaire et professionnelle est prodiguée par la famille pour les castes intermédiaires. L'éducation supérieure est dispensée de maître à élève.

Méthodes d'enseignement :

Ancienne Égypte : Mémoire et imitation, plus rarement le jeu.

Inde ancienne : Mémorisation « par coeur » pour s’imprégner de l'esprit des sages.

Perse : On forme le caractère par la pratique et l'exemple.

Chine ancienne : Culture de la mémoire et vénération des livres.

Organisation de l'école :

Egypte ancienne :  Seuls les fils des élites vont à l’école. On distingue « l’ât sebay.t » (l'école) et le per ânkh («la maison de vie » - véritable pôle de savoir pour la formation supérieure).

Inde ancienne : Aucune éducation n'est prévue pour les filles. Des collèges sanskrits ou musulmans ainsi que des écoles élémentaires se développent mais très peu d'enfants y accèdent. 

Chine ancienne : L'enfant peut aller à l'école dès dix ans mais il est très difficile de poursuivre dans cette voie car il faut maîtriser une langue éminemment complexe. Pour accéder à l'académie impériale l'étudiant doit passer de très nombreux examens de plus en plus compliqués.

Spécificités :

Ancienne Égypte : Il s'agit d'une éducation totalitaire ayant recourt à la punition corporelle, très fortement conformiste.

Inde ancienne : L'éducation cultive les qualités passives et contemplatives, avec une méprise des choses terrestres et du corps.

Chine ancienne : C'est une éducation élitiste méprisant les activités manuelles, dévouée à développer une société statique. Originalité, initiative et liberté sont dédaignées.

Figures et concepts clés :

En Chine : les grands philosophes Lao Tseu (Les mauvais souverains laissent le peuple dans l'ignorance pour mieux le gouverner) et ConfuciusApprendre sans réfléchir est peine perdue et réfléchir sans apprendre est dangereux »).


Pour en savoir plus :

Vial Jean, « L'Education dans l'Antiquité », Histoire de l'éducation, Paris, Presses Universitaires de France , «Que sais-je ?», 2009.

Éducation dans l'Antiquité selon la Wikipedia

Maison de vie dans l'Egypte antique selon la Wikipedia

http://www.egypte-ancienne.fr/scribes.htm

Egypte selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Perse et Médie selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Chine selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Lao Tseu selon la Wikipedia

Confucius selon la Wikipedia