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Emotions et apprentissages

Les sciences affectives au service de l’école

Par David Sander, Directeur du Centre Interfacultaire en Sciences Affectives (CISA), Mai 2016

Photographie : © CISA - Sophie Jarlier

IMG 2741Joie, surprise, intérêt, peur, colère, tristesse, honte, fierté, jalousie, frustration, soulagement, espoir, ennui, confusion, admiration ou encore émerveillement : les émotions sont omniprésentes dans les activités scolaires, chez les élèves et chez les enseignants.

Il y a donc un paradoxe : alors que les acteurs de la vie scolaire ne peuvent que s’accorder sur l’évidente présence d’émotions variées et souvent intenses, aussi bien dans la salle de classe que dans les autres sphères de l’école, elles ne sont que très rarement considérées de manière formelle dans les programmes visant par exemple à augmenter la qualité des apprentissages scolaires.

Ce paradoxe est d’autant plus frappant que les recherches en laboratoires dans le domaine des sciences affectives, ainsi que les programmes d’interventions sur les émotions dans les écoles, suggèrent que des activités centrées sur les émotions et sur les compétences émotionnelles peuvent effectivement agir, directement ou indirectement, de manière favorable à la fois sur le bien-être et sur les apprentissages scolaires (pour revue, voir Brackett et al., 2011 ; Cuisinier, Tornare, et Pons, 2015 ; Durlak et al., 20011 ; Mazzietti et Sander, 2015 ; Pekrun & Linnenbrick-Garcia, 2014; Theurel & Gentaz, 2015).