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Culture pédagogique

L'éducation est déterminée par la société, les idéaux qu'elle véhicule, sa conception de l'avenir et ce qu'elle cherche avant tout à mettre en avant ou sauvegarder. Les idéologies politiques, philosophiques et religieuses ont marqué les courants éducatifs.

Index de l'article

L'éducation au Moyen-Âge : une éducation au croisement des savoirs anciens et populaires et en proie à des forces opposées, celles du guerrier et de la charité du chrétien

512px Woman teaching geometryContenus enseignés : 

L’École du Palais de Charlemagne est de tradition classique, dans la lignée du système gréco-romain.

Dans les écoles épiscopales (écoles primaires pour toutes les classes de la société), on apprend les bases de la lecture, de l'écriture, à compter avec des jetons et des notions de latin.

Dans les écoles collégiales, on apprend le latin, la poésie, les sciences, l’éloquence, le droit.

L’Éducation de la Chevalerie, créée à la suite des croisades, est inspirée des musulmans et des perses. Elle comprend une éducation physique, au chant, à la musique et aux bonnes manières. L'honneur y tient une place particulièrement importante.

A l'université s'enseignent les Sept Arts Libéraux : le trivium (grammaire, rhétorique, logique) et le quadrivium (musique, géométrie, astronomie).

Les corporations offrent une éducation professionnelle et morale.

Enseignants :

Alcuin d'York, directeur de l’École du Palais, fait venir des maîtres de Rome pour enseigner la grammaire, la musique et l'arithmétique.

Les écoles épiscopales sont sous la responsabilité de l’Évêque, c'est pourquoi dans chaque cathédrale se trouve un maître gratuit.

Les grammairiens se chargent de l'enseignement dans les écoles collégiales.

La famille conserve ses fonctions d'enseignements des tâches domestiques. Les tâches professionnelles étaient assurées par des institutions spécifiques : les corporations.

Méthodes d'enseignement :

Dans les écoles épiscopales, on fait la lecture des textes sacrés en employant une méthode "globale" avec des phrases entières.

Dans les écoles collégiales, l'enseignement se fait sous forme magistrale, c'est à dire par le commentaire de livres. Les cours ordinaires pendant lesquels le professeur expose le sujet ont lieu le matin. L'après-midi est utilisé afin de répondre aux questions et de faire répéter la matière. Une fois par semaine a lieu une discussion pendant laquelle on débat ouvertement (le « quod libet »).  Les cours se donnent aussi bien dans une écurie que dans la maison du professeur.

Dans les corporations, le secret est bien gardé et l'enseignement surtout pratique. Il se base avant tout sur l'imitation. De manière générale, il s'agit d'un enseignement avant tout verbal et encyclopédique. L'enseignement et formel et se fonde sur la connaissance des textes qui font autorité et la logique déductive ou dialectique.

Organisation de l'école : 

Les écoles épiscopales font la transition entre les écoles de grammaire romaines et les institutions du Moyen-âge. Charlemagne encourage les monastères à fonder des écoles et exige une meilleure formation pour le clergé. Les monastères contiennent des bibliothèques sacrées et profanes. On y recherche la vérité à partir des textes.

Les grandes universités européennes se développent. Elles sont cristallisées autour de la faculté de théologie et autorisées par le souverain ou la pape.

La formation a lieu en des milieux différents en fonction que l'on se trouve en ville (corporations professionnelles), à la campagne (éducation familiale), dans un milieu scolaire ou universitaire, dans le monde religieux des monastères ou dans le milieu de la noblesse et de la chevalerie.

Dès quatorze ans, les écoliers peuvent entrer à la faculté des arts (qui enseigne la grammaire, la logique d'Aristote, la rhétorique) et les études peuvent durer très longtemps. Le choix du maître est libre.

Spécificités :

Le christianisme triomphant finit par adopter le système que lui léguait l'antiquité en l'adaptant pour servir la foi chrétienne. On ajoute à l'éducation ancienne les écritures et le chant des psaumes. Les invasions barbares menacent au VIe siècle la civilisation et les monastères sont le dernier refuge de la culture. Après l'obscurantisme amené par les invasions, la période carolingienne est une renaissance de l'éducation. L'idéal courtois contribue à humaniser les rapports sociaux et le respect envers les femmes évolue. L'éducation sentimentale se développe et l'art d'aimer prend de l'importance. Les disciplines sont mises au service de la théologie et l'emploi de la logique sert de méthodologie pour fonder une philosophie rationnelle de la doctrine de l'église. La pédagogie intervient dans la formation de l'homme pour Dieu.

Figures et concepts clés :

Charlemagne, Alcuin d'York, L'Education de la Chevalerie, la logique Aristotélicienne, la Scolastique, le Syllogisme.


Pour en savoir plus :

Vial Jean, « L'éducation au Moyen-Âge», Histoire de l'éducation, Paris, Presses Universitaires de France , «Que sais-je ?», 2009.

Site web de Bernadette Moussy, si la Pédagogie m'était contée, le Moyen-âge

L'Education au Moyen-Age en Occident selon la Wikipedia

Charlemagne selon la Wikipedia

Alcuin selon la Wikipedia

Ecole cathédrale selon la Wikipedia

Collège (Moyen Âge) selon la Wikipedia

Chevalerie selon la Wikipedia

Aristote selon la Wikipedia

Aristote selon l'édition électronique du Dictionnaire de la pédagogie de Ferdinand Buisson

Syllogisme selon la Wikipedia

Scolastique selon la Wikipedia